Chapitre 2

L’effet du deuil sur nos émotions

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Le vide que sa mort m'a causé m'a fait sentir comme si j'étais un cerf-volant sans ficelles.(3:22)Video transcript
Des fois on a besoin de ne plus en parler, on a besoin de solitude.(3:22)Video transcript
Me faire dire que ma fille était morte a effacé le temps, je ne pouvais pas y croire.(3:22)Video transcript

Les émotions associées au deuil sont parfois très déroutantes et accablantes.

La tristesse

« La vie ne sera plus jamais comme avant. »

« Je me sens complètement brisée. »

La tristesse est une des réactions les plus courantes au deuil. Parfois, nous nous rendons compte que nos plans ne se réaliseront pas ou que la vie ne sera plus jamais la même.


La colère

« Ça me fâche de ne rien pouvoir changer au fait qu’elle est partie. »

Le sentiment d’impuissance peut être une source de colère. Notre colère se dirige alors vers Dieu, le système de santé, ou même le défunt qui nous a laissés seuls. 


La culpabilité

« Comment pourrais-je me permettre d’être heureuse? Ce serait comme s’il ne me manquait pas. »

« Je me sens coupable de tout ce que nous ne nous sommes pas dit. »

On peut se sentir coupable après un moment de plaisir, par exemple si nous sommes allés au cinéma et que le film nous a plu. Une semaine de paix relative peut être suivie d’un profond sentiment de culpabilité face à ce moment de répit.


L’autocritique

« Je ne réussis pas à surmonter son décès. »

L’autocritique est une réaction courante qui peut nous amener à remettre en question nos sentiments, notre capacité d’adaptation et nos expériences.


L’anxiété


« Je n’arrête pas de penser aux dernières journées à l’hôpital. Ça me fait un peu paniquer. »

L’anxiété est une émotion très courante. Par exemple, on revient sur les moments intenses et effrayants vécus à l’hôpital. La peur d’oublier la personne disparue est une autre source d’anxiété courante.


La peur d’être jugé

« On dirait que les gens n’acceptent pas ma façon de vivre le deuil. »

Beaucoup de gens disent craindre que leur famille ou leurs amis portent un jugement sur eux. Ils craignent de ne pas répondre aux attentes. Parfois, on leur fait savoir plus ou moins subtilement que leur deuil s’éternise et qu’ils devraient déjà être rétablis.


La solitude et l’isolement

« Je ne peux pas m’engager à voir qui que ce soit. C’est trop pour moi. »

Les personnes qui n’ont jamais vécu seules ressentent ce type de solitude pour la première fois au décès de leur partenaire.

D’autres choisissent de s’isoler, en refusant par exemple toutes les invitations à des activités sociales. 


L’épuisement et le sentiment de vide


« Je sens comme un énorme vide en moi. »

Le décès imminent d’un proche peut occasionner une accumulation d’épuisement physique et émotionnel. Quand cette personne meurt, toute l’activité qu’il fallait déployer pour s’occuper d’une infinité de détails s’arrête d’un coup. À ce stade, bien des gens ressentent un sentiment de vide et d’épuisement.


Le sentiment d’impuissance

« Je ne sais même pas à qui demander de l’aide pour certains détails pratiques »

Quand, dans un couple, la répartition des tâches est bien définie, la perte du partenaire présente des défis particuliers. Par exemple, la personne qui n’a jamais pris le volant devra peut-être apprendre à conduire. 


L’état de choc

« Tout semble irréel. »

Le sentiment d’irréalité peut être passager ou durer plus longtemps. 


La nostalgie


« Elle me manque tellement. »

La nostalgie s’installe quand nous voudrions que la personne décédée soit encore des nôtres. Quand ce sentiment s’intensifie, certains en viennent à errer dans leur demeure en appelant l’être aimé.


La libération



« Je me sens libre maintenant que je n’ai plus besoin de prendre soin d’elle. »

« J’ai repris le contrôle de ma vie, mais je me sens affreusement coupable d’y penser. »

Bien des gens vivent un sentiment de libération quand les souffrances de l’être cher et les exigences des soins prennent fin. Ce sentiment de libération débouche parfois sur un sentiment de culpabilité.


Le soulagement

« Ça me soulage de savoir que je n’aurai plus jamais à subir ses mauvais traitements. »

Si la personne disparue était violente ou maltraitante, son décès peut être une source de soulagement. Les relations conflictuelles peuvent rendre le deuil difficile quand beaucoup de questions sont demeurées irrésolues. 


La torpeur

« J’ai l’impression de marcher dans le brouillard. »

La perte d’un être cher est parfois trop forte pour qu’on arrive à l’absorber. Il en résulte une forme de torpeur, une impression de détachement face à ses émotions.


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